vendredi 2 septembre 2011

DE LA LINEARITE DU TEMPS méditation philosophique 2 septembre 2011




Si l'on part du principe que le temps existe et qu'on le considère comme linéaire, c'est-à-dire doté d'un début et d'une fin et allant d'un point à un autre en passant par une multitude de points formant une ligne, alors on ne se place que du point de vue de l'humain qui, on le sait, tend à structurer le monde à sa manière pour mieux le dominer et se l'approprier.
Cette conscience d'être au monde implique en effet d'y trouver (ou d'y créer) une logique démontrable afin d'éviter de sombrer dans la folie.
Or, certains physiciens l'assurent, le temps linéaire n'existe pas. Mathématiquement, l'équation marche dans les deux sens, et il n'y a aucune raison de ne pas pouvoir se souvenir du futur.
D'autre part, le temps structuré en heures, jours, mois, années, siècles, etc. est une pure invention des hommes de la planète Terre ; que signifie une heure pour une fourmi, aujourd'hui ou demain pour un chien ?
Et sur combien de planètes un jour dure-t-il un de nos mois ou de nos années ?
La nuit des temps se heurte au mur de Planck et si l'on considère que l'univers, voire le plurivers, se dilate et se rétracte à l'infini - sans parler des univers jumeaux ou des trous noirs qui semblent avaler la matière et inverser le temps -, comment peut-on encore parler d'un déroulement linéaire du temps qui s'écoulerait à l'image d'une rivière, mais dans quoi ?

jeudi 1 septembre 2011

DE LA MELANCOLIE DES SONGES méditation philosophique 1er septembre 2011



Il semble prudent de se méfier de cette "humeur noire" que secrète l'esprit en produisant les songes.
Etat de dépression, de tristesse vague, de dégoût de la vie, de propension habituelle au pessimisme, la mélancolie traduit un mal-être entretenu par le songe peu propice à une prise de décision susceptible de rendre au songeur un quelconque sentiment de plaisir.
Un songe n'est pas un rêve qui embellit la vie.
C'est une rêverie, éveillée ou non, une évocation de ce qui aurait pu être mais ne l'est pas, une combinaison souvent incohérente d'images ou de concepts qui apparaissent dans l'esprit et se traduisent en chimères, illusions ou vaines imaginations, une dérivation de la pensée vers une traduction de ce que nous appelons "réalité" et croyons à tort représenter la vérité.
Car le songe entraîne vite le mensonge, c'est-à-dire une perception crédule de ce qui est faux, illusoire, trompeur, comme un socle solide sur lequel se fonder pour bâtir une philosophie de l'existence.
Or, se mentir à soi-même, se mentir sur la nature des êtres et des choses qui nous entourent et des échanges que nous entretenons avec eux, et surtout se mentir à soi-même à propos de ses propres sentiments, ne constitue-t-il pas finalement le plus dégradant mouvement de l'esprit qu'un être humain puisse s'auto-infliger en toute conscience ?

lundi 22 août 2011

DE L'INDIFFERENCE DE LA NATURE méditation philosophique août 2011



Accueillante et fertile, la nature nous apparaît souvent comme un refuge.
Mais c'est un leurre.
Puissante, gigantesque et secrète, elle se révèle indifférente aux crises des sociétés humaines, étrangère aux lois des hommes et définitivement réfractaire à l'absurdité de leur comportement.
Même les blessures que nous lui infligeons ne laissent que peu d'impact à long terme sur la permanence de sa merveilleuse capacité d'invention et de renouvellement.
Le désespoir dont font preuve certains face à sa prétendue destruction n'est que sottise et prétention déplacée de pseudo-scientifiques engoncés dans leurs certitudes aveuglantes et bornées.
Plutôt que de se lamenter en attendant une mort qu'ils n'ont même pas le courage de se donner, ceux-là feraient mieux de disparaître et de laisser s'accomplir le chant du monde, fût-il le dernier.

dimanche 21 août 2011

DE L'ABSENCE méditation philosophique août 2011



L'absence, la douloureuse, l'insoutenable absence,
celle qui fait chavirer les poètes
et s'autoglorifier les donneurs de leçons,
l'absence à elle seule suffit à justifier de l'immensité du monde.

jeudi 18 août 2011

LE BRUIT DU VENT poème août 2011



J'ai entendu le choeur des anges
Jouer l'air qui tient les vivants
A la surface du rêve étrange
Qu'ils font alors qu'ils sont mourants

J'ai vu les soleils de nos vies
Exploser dans le feu du ciel
Et retomber dans l'agonie
De nos nuits privées de merveilles

J'ai assourdi le bruit du vent
Qui me fait mal et me fait rire
Pour oublier qu'on va mourir
Sur la colline où je t'attends

DE L'EXISTENCE DU MONDE méditation philosophique août 2011




Le vrai mystère, c'est que nous puissions prendre pour réelle la certitude, induite par notre perception faussée de ce qui nous entoure, que notre monde existe.
Le vrai miracle, c'est que cette illusion perdure depuis la nuit des temps et pousse l'humanité à se reproduire sans chercher à savoir ce qui projette les ombres qu'elle voit depuis sa grotte.