Je voudrais entendre ta voix
Murmurer un soir de décembre
Tu es belle malgré la cendre
De tes longs cheveux de soie
Je voudrais entendre ton coeur
Cogner dans la douceur du soir
Et me dire que notre histoire
Durera dans le temps et l'heure
Je voudrais entendre tes pas
Qui s'arrêtent sous mes fenêtres
Cet instant magique où trépas
Et bonheur se conjuguent à l'être
Ce déferlement de joie, de sourires
Et de tremblements effrénés
Ce moment où s'égrène mon rire
Et où je te verrai pleurer
mercredi 2 mars 2011
LE BRUIT DE L'EAU poème mars 2011
Je connais sur le Lac Majeur
Un endroit dont la profondeur
N'a plus de dimension humaine
J'y suis allée calme et sereine
J'entends encore le bruit de l'eau
Son clapotis sur mon bateau
Pourquoi n'y avait-il pas de chaîne
Pou accrocher l'ancre à mes peines
Lorsque j'ai plongé dans l'eau trouble
J'ai senti que glissait mon double
Mais je perds la mémoire et cherche
Encore qui m'a tendu la perche
Je retournerai au Lac Majeur
Loin du rivage et du malheur
Mon corps flottant sur l'onde claire
Y guérira de sa misère
Un endroit dont la profondeur
N'a plus de dimension humaine
J'y suis allée calme et sereine
J'entends encore le bruit de l'eau
Son clapotis sur mon bateau
Pourquoi n'y avait-il pas de chaîne
Pou accrocher l'ancre à mes peines
Lorsque j'ai plongé dans l'eau trouble
J'ai senti que glissait mon double
Mais je perds la mémoire et cherche
Encore qui m'a tendu la perche
Je retournerai au Lac Majeur
Loin du rivage et du malheur
Mon corps flottant sur l'onde claire
Y guérira de sa misère
SECRETS poème mars 2011
Nous irons par les bois les champs et les forêts
Découvrir les trésors de la terre enchantée
Que les mortels n'ont pas réussi à détruire
J'entends déjà nos voix, la douceur de ton rire
Tu m'emmèneras là où tu sais des secrets
Ignorés par les gens qui peuplent ce pays
Je te suivrai partout pour effacer ma nuit
Et mes pas dans tes pas sauront se faire légers
Tu m'expliqueras tous les mystères de la terre
Sur laquelle s'opère cette étrange alchimie
Je les imprimerai fort au coeur de ma chair
Pour célébrer l'éxubérant retour de la magie
Découvrir les trésors de la terre enchantée
Que les mortels n'ont pas réussi à détruire
J'entends déjà nos voix, la douceur de ton rire
Tu m'emmèneras là où tu sais des secrets
Ignorés par les gens qui peuplent ce pays
Je te suivrai partout pour effacer ma nuit
Et mes pas dans tes pas sauront se faire légers
Tu m'expliqueras tous les mystères de la terre
Sur laquelle s'opère cette étrange alchimie
Je les imprimerai fort au coeur de ma chair
Pour célébrer l'éxubérant retour de la magie
JONQUILLES poème mars 2011
Elles sont la quintessence du printemps
Elles font partie de ma famille
Je les ai perdues en partant
Toutes mes brassées de jonquilles
Je les imagine dans le vent
Courbant leurs corolles dorées
Leurs pétales fragiles valsant
Leurs tiges fines, leurs coeurs orangés
Au-dessous de l'eucalyptus
Où j'aimais à me reposer
Regardant passer les cirrhus
Elles brandissent leurs têtes étonnées
De voir que sous la clématite
Sur le banc abandonné
Je ne viens plus ni ne médite
Mais je ne peux pas les oublier
Elles font partie de ma famille
Je les ai perdues en partant
Toutes mes brassées de jonquilles
Je les imagine dans le vent
Courbant leurs corolles dorées
Leurs pétales fragiles valsant
Leurs tiges fines, leurs coeurs orangés
Au-dessous de l'eucalyptus
Où j'aimais à me reposer
Regardant passer les cirrhus
Elles brandissent leurs têtes étonnées
De voir que sous la clématite
Sur le banc abandonné
Je ne viens plus ni ne médite
Mais je ne peux pas les oublier
SERPENTINE poème mars 2011
Je n'aime pas les serpents, tu le sais, tu le sens
Leur corps lisse et glacé me glisse entre les doigts
La douceur du danger par eux ne m'attire pas
Je ne vois pas de magie dans leurs crochets vibrants
Je préfère les lézards qui se chauffent au soleil
Je suis comme eux mon nom signifie son éclat
J'essaierai pourtant de suivre ton conseil
J'essaierai de comprendre ce que toi tu vois
Dans le corps ondulant de ces êtres à sang froid
Qui mordent ou étouffent sans scrupules leurs proies
Promets-moi simplement, toi charmeur de serpents
De ne pas tenter le diable, l'autre côté du temps
Leur corps lisse et glacé me glisse entre les doigts
La douceur du danger par eux ne m'attire pas
Je ne vois pas de magie dans leurs crochets vibrants
Je préfère les lézards qui se chauffent au soleil
Je suis comme eux mon nom signifie son éclat
J'essaierai pourtant de suivre ton conseil
J'essaierai de comprendre ce que toi tu vois
Dans le corps ondulant de ces êtres à sang froid
Qui mordent ou étouffent sans scrupules leurs proies
Promets-moi simplement, toi charmeur de serpents
De ne pas tenter le diable, l'autre côté du temps
LES AILES DES OISEAUX poème mars 2011
J'aurais voulu être un oiseau
Tout en bec et plumes légères
Pour voler au-dessus des flots
Des vallées où coulent les rivières
J'ai des cages mais pas d'oiseaux
S'ils s'en viennent, je les libère
Je ne peux pas supporter les sots
Qui gardent leurs ailes prisonnières
Bien sûr je ne suis pas un oiseau
Mais je vole au-dessus des mots
Pour porter au loin ma colère
Exalter ma grâce, ma lumière
Tout en bec et plumes légères
Pour voler au-dessus des flots
Des vallées où coulent les rivières
J'ai des cages mais pas d'oiseaux
S'ils s'en viennent, je les libère
Je ne peux pas supporter les sots
Qui gardent leurs ailes prisonnières
Bien sûr je ne suis pas un oiseau
Mais je vole au-dessus des mots
Pour porter au loin ma colère
Exalter ma grâce, ma lumière
AMNESIE poème mars 2011
Que s'arrêtent enfin les aiguilles
Qui scandent le temps des vivants
Se faufilant comme une anguille
Entre les tempêtes et le chant
De nos jours qui nous sont comptés
Et du désert de l'habitude
Du bonheur qu'on a oublié
Sur les chemins de solitude
Oublie- moi crie le temps qui passe
Oublie- moi hurle le vent fou
Prends la force, la matière, la masse
Le quantique a d'autres atouts
Pour entendre vibrer les cordes
Sur lesquelles s'agite la horde
De nos souvenirs les plus doux
Oubliés, car qui sommes-nous
Qui scandent le temps des vivants
Se faufilant comme une anguille
Entre les tempêtes et le chant
De nos jours qui nous sont comptés
Et du désert de l'habitude
Du bonheur qu'on a oublié
Sur les chemins de solitude
Oublie- moi crie le temps qui passe
Oublie- moi hurle le vent fou
Prends la force, la matière, la masse
Le quantique a d'autres atouts
Pour entendre vibrer les cordes
Sur lesquelles s'agite la horde
De nos souvenirs les plus doux
Oubliés, car qui sommes-nous
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