samedi 28 mars 2020

Haïku 3

Dans les bois
Le silence
Des elfes assoupis
Aux fontaines

jeudi 26 mars 2020

HAÏKU

NOS SOURIRES
MES SOUVENIRS
DE NOS VIES
LA FUMEE

dimanche 1 mars 2020

                         TENIR

Lorsqu'enfin vient le temps de Grande Solitude
Le temps mélancolique des gouffres du passé
Lorsque souffle le vent glacé de l'hébétude
Qui nous cloue implacable devant nos vérités

Devant toutes ces choses que nous aurions dû faire
Ces mains tendues vers ceux qui imploraient nos voeux
Ces retours ces départs vers ces sources d'eau claire
Ces larmes dévorantes qui éteignaient nos feux

Consoler ce qui pleure en nous de notre enfance
Sur la route avancer sans freiner ni frémir
Faire taire les voix de ceux qui brillent par leur absence
Cultiver son jardin s'en rappeler sourire

Ecouter nos musiques nous emporter s'ouvrir
Regarder le soleil qui monte à l'horizon
S'abandonner rêveuse aux envies de partir
Ranger les souvenirs rentrer dans sa maison

lundi 9 septembre 2019

ENVOL
Technique mixte 60x90 cm HND 2019

jeudi 9 mai 2019

NUAGES poème mai 2019

Je veux garder en moi l'éclat de tes yeux clairs
Les souvenirs heureux de ces jours oubliés
Où tu riais gaiement en m'appelant ma chère
Comme un enfant joyeux au retour de l'été

Tu dis le poids des ans tu dis la voix des sages
Mais l'éternel printemps dans nos âmes esseulées
Danse encore comme font dans le ciel les nuages
Et je revois encore l'Abbaye à nos pieds

Sur les chemins de ronde hantés par les archers
Tu me prenais la main tu m'expliquais le monde
Et moi je reste seule encore chaque seconde
Suspendue hors du temps ravie émerveillée




mercredi 24 avril 2019

LE COEUR CITHARE

Dans les jardins de ma mémoire
La terre sous mes pas se souvient
De ta voix dans le chant du soir
Et de la douceur de tes mains

Et souvent je laisse dans le noir
S'ouvrir devant nous les chemins
Ourlés de myrtes et de moires
Jaillis des plus vieux parchemins

Aujourd'hui tu dis mais trop tard
L'amertume qui ton âme étreint
La magie des premiers matins
S'est brisée comme un vieux miroir

Moi devant je suis déjà loin
J'ai tout bu de tous les ciboires
Recousu de pourpre satin
Les lambeaux de mon coeur cithare

Dans les jardins de ma mémoire
La terre sous mes pas se souvient
De tes mots dans le vent du soir
Et de ta voix qui n'est plus rien