mercredi 14 février 2024

 TRACES                           poème 14 février 2024


Dans le ciel délicieux qui se rit de ma vie

Où naissent les étoiles et meurent les galaxies

Je survole vagabonde au gré du vent des sphères

Le désolant spectacle de nos rêves éphémères


Lorsque viendra le temps des ombres de la nuit

Que nos mondes lointains sombreront dans l'oubli

Restera t-il de nous quelques traits de lumière

Quelques fragments fragiles redevenus poussière


Aujourd'hui je frémis l'attente est longue et fière

Je noie dans le silence les traces de l'Hiver

Qui nous guettait pourtant au plus fort de l'Eté

Promettant au Printemps ce qui n'a pas été







lundi 12 février 2024

 LA VIE

Portée par nos joies et nos peines
Et sublimée par nos Adieux
La Vie s'avance et nous mène
Vers d'autres cieux

De nos rires et de nos alarmes
De nos luttes pour exister
Que restera-t-il de nos larmes
Dans nos Ames ensorcelées

A Toi qui me portes en ce monde
Je veux dire et je veux chanter
Que la Vie est comme une ronde
Qui nous parle d'Eternité


mardi 6 février 2024


 PAVOIS


A l'heure où la nuit tombe et remonte l'émoi

Je revois ton sourire et me revient ta voix

Qui disait l'abandon de l'impossible Rêve

Affolant dans mon coeur l'idée que tout s'achève


A l'heure où les étoiles hissent le Grand Pavois

Je sens la pierre dure sous mon corps dans tes bras

J'entends le doux murmure étincelant d'espoir

Si fort et si poignant que je n'osais y croire


A l'heure de solitude où je meurs doucement

Où mes pleurs et mon chant se mêlent à mon sang

Sous cette voûte immense qui lie le Merveilleux

Au Mystère inondant le Spectre de tes yeux


A cette heure sans issue sans trêve ni raison

J'aspire à revenir écouter la Chanson

Qui me faisait danser dans la Lumière de Lune

Sous les arbres bénis par la Magie des Runes




vendredi 26 janvier 2024


 " Je suis la Grande Prêtresse des Ours", Boyardville, île d'Oléron, 23 janvier 2024.

SI DOUCE

Je suis la Grande Prêtresse des Ours / Celle qui sourit quand vient la nuit
Je suis libre et je communie / Avec les étoiles dans leur course

Et je tresse le lierre et l'armoise / Qui épousent dans le silence
La trame de ce monde immense / Qui vit caché sous les ardoises

Et je dessine sous la Lune / Les cercles de vos Destinées
Je grave dans la pierre les Runes / Je tourne la Roue de l'Année

Je suis des forêts la Maîtresse / Je préside aux cérémonies
Qui ouvrent les Portes de Vie / J'accouche les âmes en détresse

Je suis la Grande Prêtresse des Sources / Qui murmurent au creux des Rochers
Avant d'épandre sur la mousse / L'Eau Pure de la Vérité

Je suis la Grande Prêtresse des Ours / Celle qui régit le Genre Humain
C'est moi qui porte dans mes mains / Les Secrets de la Mort si Douce





jeudi 28 septembre 2023

 LE ROYAUME PERDU                                           poème 

L'aube touche d'un regard long

Les tours et les urbaines combes

Le ciel plombé par les colombes

Descend sur la ville à tâtons


Anges de plâtre forfaitures

Hauts vols romans ou renaissants

Vierges au sourire compatissant

Qui fouillent l'âme sous la bure


Un lion gronde au plafond de pierre

Rugit par le chemin de ronde

Ou des lucioles sur le monde

Lui sont auréole de lumière


Son coeur par le marbre blessé

A son pas fait un bruit de chaîne

Rien ne lui peuvent les fontaines

L'eau qui coule pour la consoler


Hélène Nouaille-Degorce  septembre 2023






lundi 20 mars 2023


 

Golden Eyes Dragonfly

This Boy as a Child
Decided not to stop growing up
For he aspired to reach the stars
Then They said this was not the Right Way
To live on Earth
Put something in his blood
And tried to kill his dreams
But in the secret of his heart
He left his mind dancing among he stars
Never giving up on his childhood aspirations
Once upon a time
Emerging from behind the trees
Came a Dragonfly
Dancing around him with her magical sparkling wings
When he looked into her Golden Amber Eyes
Picking his soul through he Dark
He understood
That Fairy Tales do Come True
Hélène Nouaille Degorce poème mars 2023

jeudi 15 décembre 2022

 AU BORD


Comme une enfant perdue m'asseoir au bord du Monde

Interroger le Ciel au-delà des nuages

Plus tard dans la Nuit sombre scruter la Lune ronde

Le Trou Noir des secondes et l'horreur des Mirages


Les bourgeons du Silence mes yeux ne les voient pas

Occupés à trier les lambeaux de ma vie

Que j'accroche en fanions pour narguer le trépas

Qui me guette impatient au bord de l'Infini


Je cherche en vain la main que je serrais si fort

Mais mes doigts se referment sur le vide et l'absence

L'un et l'autre si doux pourtant quand tout s'endort

Que mon coeur se blottit au bord de la Souffrance


Arrêter le Soleil et la Marche du Temps

Frôler le bord du Rêve Laisser ma Vérité

Eclater au Grand Jour et l'Ame libérée

M'en aller Seule encore où seul le Vent m'attend