Sur l'eau pure de mes rêves glisse le cygne noir
Les saules qui se penchent pleurent sur mon espoir
Déçu
Disparues toutes les fées venues me visiter
Leurs paroles insensées, leurs visions effacées
Perdues
Dans ma robe magique je marche dans la nuit
La lune seule m'éclaire et me tient compagnie
Mais le cygne s'éloigne et mon rêve avec lui
Je me laisse glisser sur la mousse et je prie
Une étoile à mon front, le monde dans ma main
J'attends dans le silence la lumière du matin
Venu
Comme un miracle encore me rendre le soleil
Briseur de solitude et faiseur de merveilles
Où es-tu?
samedi 20 novembre 2010
vendredi 19 novembre 2010
REFLETS poème
Sous les étoiles gisent les robes des fées
La lune fait miroiter leurs doux reflets d'argent
Que le matin brumeux rendra évanescents
Des mille frôlements dont elles ont le secret
Dans la nuit claire scintille l'ombre sur les rochers
Les grands pins me protègent des assauts du vent
L'aurore étincelante pare de ses rubans blancs
L'écran doré des arbres qui cache la vallée
Le roi de la forêt a déserté les tours
De son château de pluie survolé de vautours
La dame des rochers me regarde immobile
Mais je suis seule à voir mon passé qui défile
Reflets salés des larmes qui brouillent mon regard
Pour la beauté d'un monde qui m'est donné si tard
Comme un cantique ancien surgi des temps obscurs
Une autre certitude ancrée dans mon coeur pur
La lune fait miroiter leurs doux reflets d'argent
Que le matin brumeux rendra évanescents
Des mille frôlements dont elles ont le secret
Dans la nuit claire scintille l'ombre sur les rochers
Les grands pins me protègent des assauts du vent
L'aurore étincelante pare de ses rubans blancs
L'écran doré des arbres qui cache la vallée
Le roi de la forêt a déserté les tours
De son château de pluie survolé de vautours
La dame des rochers me regarde immobile
Mais je suis seule à voir mon passé qui défile
Reflets salés des larmes qui brouillent mon regard
Pour la beauté d'un monde qui m'est donné si tard
Comme un cantique ancien surgi des temps obscurs
Une autre certitude ancrée dans mon coeur pur
vendredi 5 novembre 2010
L'EMPREINTE poème 2010
J'ai vu dans mon jeune âge le visage d'un ange
Danser dans la lumière des flammes des bougies
Garde les yeux ouverts a fait sa voix étrange
Ne refuse jamais les cadeaux de la vie
J'ai vu dans mon sommeil ses grandes ailes blanches
Frémir et s'envoler dans un bruissement sourd
J'ai cherché dans la nuit son ombre sur les branches
Mais il m'avait laissée, seule, triste, le coeur lourd
Il s'était évanoui sous mes paupières closes
Je l'ai cherché partout au coeur même des roses
Puis perchée sur mon arbre au tronc imaginaire
Je me suis ceint le front d'une couronne de lierre
Et l'ange est revenu veiller sur ma maison
Il vogue dans l'espace, ignore les saisons
Mais je sens sa présence, l'empreinte de son doigt
S'efface de mon visage quand j'éclate de joie
Danser dans la lumière des flammes des bougies
Garde les yeux ouverts a fait sa voix étrange
Ne refuse jamais les cadeaux de la vie
J'ai vu dans mon sommeil ses grandes ailes blanches
Frémir et s'envoler dans un bruissement sourd
J'ai cherché dans la nuit son ombre sur les branches
Mais il m'avait laissée, seule, triste, le coeur lourd
Il s'était évanoui sous mes paupières closes
Je l'ai cherché partout au coeur même des roses
Puis perchée sur mon arbre au tronc imaginaire
Je me suis ceint le front d'une couronne de lierre
Et l'ange est revenu veiller sur ma maison
Il vogue dans l'espace, ignore les saisons
Mais je sens sa présence, l'empreinte de son doigt
S'efface de mon visage quand j'éclate de joie
jeudi 4 novembre 2010
MON PAYS poème
Tu m'as ouvert ta porte et j'ai vu ton sourire
Au fond de tes yeux doux qui disait je t'attends
Les éclats de tendresse dans le son de ta voix
Ces gestes qui formaient déjà nos souvenirs
Ces quelques mots fragiles qu'on oublie dans l'instant
Quand ils ne laissent pas de traces sous nos doigts
Je suis entrée chez toi et tu as dit bonjour
Allons nous promener, le temps est clair là-bas
Et tu m'as entraînée sur les chemins jonchés
Des feuilles que l'automne jetaient sur le parcours
Je t'écoutais parler des elfes et des bois
Les lutins se cachaient sous les robes des fées
Je suis rentrée chez moi tu m'as raccompagnée
Tu as dit dans un rire il se fait tard déjà
Je me suis éloignée pour te laisser partir
Le muret m'attendait dominant la vallée
Je m'y suis attardée jusqu'à ce que j'aie froid
Mon pays est ici, j'y veux vivre et mourir
Au fond de tes yeux doux qui disait je t'attends
Les éclats de tendresse dans le son de ta voix
Ces gestes qui formaient déjà nos souvenirs
Ces quelques mots fragiles qu'on oublie dans l'instant
Quand ils ne laissent pas de traces sous nos doigts
Je suis entrée chez toi et tu as dit bonjour
Allons nous promener, le temps est clair là-bas
Et tu m'as entraînée sur les chemins jonchés
Des feuilles que l'automne jetaient sur le parcours
Je t'écoutais parler des elfes et des bois
Les lutins se cachaient sous les robes des fées
Je suis rentrée chez moi tu m'as raccompagnée
Tu as dit dans un rire il se fait tard déjà
Je me suis éloignée pour te laisser partir
Le muret m'attendait dominant la vallée
Je m'y suis attardée jusqu'à ce que j'aie froid
Mon pays est ici, j'y veux vivre et mourir
mercredi 3 novembre 2010
PETITE-FILLE poème pour l'aînée de mes petites-filles novembre 2010
Cette petite fille blonde qui dansait devant moi
Cette enfant de mon fils que je tins dans mes bras
Courait sur les chemins lorsque se retournant
Elle me tendit ses mains et me dit en riant
Ton choix est le meilleur, n'écoute pas les méchants
Tous ceux qui te diront que ta vie c'est du vent
Ici est ton bonheur et j'aime ta maison
Le terrier du renard, les pommes de pin, rentrons
Je l'embrassai alors et lui dis mon amour
Elle me dit moi aussi tu sais je t'aime fort
C'était si bon soudain de la sentir encore
Serrée contre mon coeur avec moi pour toujours
Cette enfant de mon fils que je tins dans mes bras
Courait sur les chemins lorsque se retournant
Elle me tendit ses mains et me dit en riant
Ton choix est le meilleur, n'écoute pas les méchants
Tous ceux qui te diront que ta vie c'est du vent
Ici est ton bonheur et j'aime ta maison
Le terrier du renard, les pommes de pin, rentrons
Je l'embrassai alors et lui dis mon amour
Elle me dit moi aussi tu sais je t'aime fort
C'était si bon soudain de la sentir encore
Serrée contre mon coeur avec moi pour toujours
L'INSTANT
J'ai laissé tomber les atours
Qui déguisaient mon coeur blessé
Je renonce à vos beaux discours
Je retourne à ma vérité
Je renonce à ces faux-semblants
Qui m'ont éloignée de la terre
Des forêts, des lacs, des étangs
J'ai presque oublié vos colères
Laissez moi vivre dans l'instant
Laissez moi percer les mystères
De l'étrange courbure du temps
Qui s'ouvrent à moi, l'étrangère
Qui déguisaient mon coeur blessé
Je renonce à vos beaux discours
Je retourne à ma vérité
Je renonce à ces faux-semblants
Qui m'ont éloignée de la terre
Des forêts, des lacs, des étangs
J'ai presque oublié vos colères
Laissez moi vivre dans l'instant
Laissez moi percer les mystères
De l'étrange courbure du temps
Qui s'ouvrent à moi, l'étrangère
MYSTERE poème
J'ai rêvé tout le jour de la forêt profonde
Du bruit sourd de nos pas sur l'herbe du sentier
Recouvert par les feuilles que le soleil inonde
Des mille éclats d'or pur perçant la canopée
De l'épaisse muraille où les cris des archers
Avertissaient les rois qui veillaient sur le monde
Ne restent devant nous que les traces effondrées
D'un formidable et fier chemin de ronde
La fontaine murmure ses secrets oubliés
Sa margelle restera muette comme une tombe
Pourtant j'aurais voulu que sous les châtaigniers
Elle m'explique comment un royaume s'effondre
Du bruit sourd de nos pas sur l'herbe du sentier
Recouvert par les feuilles que le soleil inonde
Des mille éclats d'or pur perçant la canopée
De l'épaisse muraille où les cris des archers
Avertissaient les rois qui veillaient sur le monde
Ne restent devant nous que les traces effondrées
D'un formidable et fier chemin de ronde
La fontaine murmure ses secrets oubliés
Sa margelle restera muette comme une tombe
Pourtant j'aurais voulu que sous les châtaigniers
Elle m'explique comment un royaume s'effondre
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